Tchape

AMAZONE DE LA LUTTE CONTRE LE SIDA : LOTTI LA SUISSESSE SOUFFRE DE TUBERCULOSE.

La  Suissesse Lotti Latrous, fondatrice  du Centre Espoir d’Eux, situé  à Adjouffou, un gros bidonville d’Abidjan, a été contaminée il y a quelques jours par le bacille de  Kock. Elle est sous traitement pour six mois. L’information est relatée par Nguessan Yao, le Correspondant de ContinentPremier.Com à Abidjan. Lotti Latrous est une de ces femmes occidentales qui ont aboli les frontières géographiques qui éloignent les enfants de la Terre les uns des autres, en établissant leur territoire dans le grand espace infini de l’humain. Je lui souhaite un très prompt rétablissement.

(Texte de correspondant de ContinentPremier.Com)

(ABIDJAN)- Pour sauver de nombreux orphelins du Sida, Lotti a construit un orphelinat, un bâtiment  à deux niveaux. Jointe au téléphone pour savoir comment elle a pu être contaminée par la tuberculose, elle a expliqué :

Livre de La  Suissesse Lotti Latrous, fondatrice  du Centre Espoir d’Eux, situé  à Adjouffou,« Je ne me suis jamais départie de mes malades. Je les soigne avec mon cœur, mon âme, mon corps, tout mon être. Je forme un seul corps avec eux. Alors ne soyez pas étonnés que je sois contaminée moi aussi. Cela  fait partie des incidents sur le chemin de la lutte contre le Sida que je n’abandonnerai jamais.»

Les nombreux pensionnaires du Centre Espoir d’Eux,  composés de malades et d’orphelins du Sida ont regretté dimanche 3 août, au moment où s’ouvrait la 17eme conférence internationale sur le Sida  à  Mexico, l’absence de Lotti  à leurs cotés. Cette Suissesse a décidé de vivre  à Adjouffou le plus gros bidonville d’Abidjan pour venir en aide aux milliers d’habitants confrontés au virus du Sida et à la pauvreté. Depuis plus d’une dizaine d’années, elle combat la pandémie qui touche vingt-deux millions d’âmes en Afrique subsaharienne, soit 67% de toutes les personnes vivant avec le VIH au niveau mondial (33 millions).

Au moment où chercheurs, médecins,  hommes politiques et malades réunis à Mexico, discutent des moyens de lutter contre la pandémie du Sida, l’absence de Lotti est fortement ressentie  dans les gros bidonvilles ivoiriens où elle a l’habitude de profiter de tous les événements liés au sida pour sensibiliser, encourager au dépistage volontaire et expliquer le rôle de la trithérapie. Ses mots ont toujours été des armes efficaces contre  le VIH qui constitue la première cause de consultation et d’hospitalisation au Centre Espoir d’Eux à Adjouffou.

En Côte d’Ivoire, un des pays le plus touché par la maladie en Afrique de l’Ouest, le  Centre Espoir d’Eux  est la structure qui fait le plus grand nombre de dépistage  par an grâce à des matériels médicaux modernes et sophistiqués. Mme Latrous a l’habitude de dire :

« Je ne suis pas une bonne sœur. Ma religion est l’humanisme. Ma mission dans ce bidonville est de récupérer et de donner de la dignité   à toutes  ces âmes abandonnées et chassées par leurs parents parce qu’elles sont malades du sida. Je leur donne l’amour et la dignité humaine qu’il leur faut avant leur mort.»

En dehors de ses activités de prévention contre le Sida et de soutien aux malades, Lotti Latrous accueille chaque jour  des  hommes et des femmes squelettiques en phase finale du Sida pour qu'ils ne sentent pas seuls et isolés même si pour certains la mort est très proche.  La Suissese parcourt à  bord de son 4x4 bleu, les nombreux bidonvilles abidjanais pour lutter contre l’ignorance, le rejet, les croyances et les superstitions  qui demeurent selon elle les véritables handicaps  contre l’éradication de la pandémie au sein des populations vulnérables en Afrique.

Par Nguessan Yao Antoine, Correspondant de ContinentPremier.Com à Abidjan: gorguindoye.blog.tdg.ch

Tchad  Agir Pour l’Environnement (TCHAPE)  
8 août 08

Submit to Facebook

AUTRES
MUSIQUE AUDIO

PopUp MP3 Player (New Window)
PUBLICITÉ