Rapport d'activitées 2005

image de la NASA. Introduction: Durant l’année 2005 , nous avons consacré l’essentiel de notre effort à informer et à sensibiliser la population Lausannoise, en organisant des stands d’information , dans différents lieux , en menant des campagnes de sensibilisation , de ventes des produits artisanaux du Tchad, en donnant des conférences débats dont une en collaboration avec le Centre socioculturel Lausannois Pôle – Sud , sur le thème assèchement du lac Tchad et la disparition probable de celui-ci, d’ici une vingtaine d’années si rien ne se fait pour la sauvegarder. A ce sujet, nous lançons un cri d’alarme solennel à tous ceux qui peuvent et qui veulent nous entendre, de nous aider à le sauvegarder, par la méthode de reboisement et de reforestation, grâce à leurs contributions (dons) . Le côté culturel n’est pas laissé en reste , car nous avons eu le soutien de notre compatriote le conteur Tchadien KEYBA qui a animé nos soirées conférence-débat. Nous avons organisé une mission à la représentation à N’Djamena au Tchad , effectuée par le Vice-président du 1er au 10 décembre 2005. Au niveau international nous avons participé à la conférence Intersyndicale organisée par le syndicat agricole espagnol , qui s’est tenue à Al-Ejido sur le thème de l’immigration clandestine . En conclusion , nous dirons que l’année 2005 est celle dont nous avons semé de bonnes graines qui vont germer et produire beaucoup d’excellentes graines pour notre ONG .

Notre Stand au marché rue Haldimand, le 11 juin 2005. Notre campagne de vente d’objets artisanaux et de diffusion de prospectus d’informations a commencé le 11 juin ; nous avons été très ravi de l’enthousiasme suscité par ce début de campagne. Notre stand a été très parcouru et les visiteurs posaient beaucoup de questions sur l’état de l’environnement au Lac Tchad, ainsi que sur l’Afrique en général. Certains visiteurs étaient très surpris d’apprendre que des africains s’intéressent à la protection de l’environnement et au développement durable. Nous leur avons expliqué qu’il s’agissait du principal objectif de notre organisation et que même dans les modes de vie traditionnels la protection de l’environnement a toujours été prise en considération. Notre travail consiste donc à aider les villageois à se prendre en charge, à augmenter leurs revenus tout en préservant un environnement sain et durable. Planter un arbre c’est par exemple participer à la sauvegarde de son bien être personnel et collectif, mais aussi au bien être des générations à venir. Cette campagne a été particulièrement marquée par la promotion de divers produits alimentaires et culinaires tchadiens. Les visiteurs ont beaucoup apprécié la dégustation de beignets de mil et du Karkadé (jus à base de feuille d’hibiscus)

Notre stand de vente des objets artisanaux à la Place Saint François, le 18.06.05. Nous avons eu moins de visiteurs parce que notre stand se trouvait juste derrière l’église de Saint François. Néanmoins les visiteurs ont exprimé le même enthousiasme et leur intérêt pour la protection de l’environnement. Nous avons reçu beaucoup d’encouragements sur nos activités en faveur de la protection de l’environnement du Lac Tchad en particulier et du développement durable en général. D’une façon générale,nous pensons que cette manière de faire, de sensibiliser les gens est  encourageante et devrait être renouvelée

Notre stand à la Place de la Palud pour une campagne d’information 30.07.05. Nous avons tenu un stand d'information à la Place de la Palud n° 6. Ce stand était opérationnel depuis 8 heures. Nous pouvons dire que tous ceux qui se sont arrêtés devant notre Stand pour s'informer étaient très intéressés. Ils ont posé beaucoup de questions sur l’assèchement du Lac Tchad. Notre campagne de sensibilisation a été relayée par le journal "24 HEURES " qui dans son édition du 26 juillet 2005 a consacré une page entière sur la problématique environnementale du lac Tchad. Cet article était intitulé : « le lac Tchad s'évapore ». D’autres organes de presse tel que Radio France International, ont également consacré des reportages entiers à cette problématique une semaine durant. Au sujet de la campagne de sensibilisation, nous pensons très sincèrement avoir mené une très bonne campagne et nous en sommes satisfaits.

Notre stand à la Place de la Palud pour une campagne d’information 13.08.05: NOUVELLE CAMPAGNE DE SENSIBILISATION A LA PROBLEMATIQUE DU LAC TCHAD . Ont pris part à cette campagne les membres suivants de notre organisation : Hadjé Aché Harba, Abdoulaye Yaya, Ousmane Diaollo, Anguini Kaltouma, N'Deurbelaou Bemba et Mamadou Ly. Cette campagne a connu un succès éclatant, dans la mesure où nous avons même manqué de dépliants à distribuer aux visiteurs. Nombreux sont ceux qui ont laissé leurs adresses pour que leurs soient communiquées des informations complémentaires ainsi que les futures activités de notre organisation. De plus, parmi les participants à la conférence du 7 octobre qui a suivi, plus de la moitié avaient été rencontré dans la rue à l’occasion des campagnes de sensibilisation.

Vente des objets artisanaux et informations sur l’Environnement au Lac Tchad 27.08.05
Cette journée a été animée par Aza Harba, Abdoulaye, Hadjé Anguini et Bemba. Comme les autres fois, beaucoup des passants se sont arrêtés à notre stand pour poser de questions sur le Lac  Tchad, à la Rue Haldimand. Nous avons eu des discussions intéressantes avec quelques africains qui étaient de passage devant notre stand. Plusieurs visiteurs sont par exemple très surpris de savoir que le Lac Tchad qui avait une superficie de 25 000 km2 ne fait aujourd’hui que 5000 km2. Notre ONG a organisé en collaboration avec le Centre socioculturel lausannois Pôle-Sud, une conférence de sensibilisationet d’information le 7 octobre 2005. C’est l’occasion ici de remercier Pole –Sud pour tout son soutien à notre cause pour l’environnement et le développement durable.

Notre soirée de collecte de fonds du 7et 8 octobre 2005. L’Organisation (UICN) Ramsar, nous a offert un DVD lors de cette soirée. Cela nous a permis aussi de compléter notre campagne de sensibilisation du public suisse et international sur l’environnement, le développement durable et l’assèchement progressif du lac Tchad. Ce DVD très instructif nous a beaucoup touché et répond à nos attentes de sensibilisation. En effet, le projet « tiger » a eu un impact très pertinent sur le public. Les images des photos satellites sur le lac Tchad parlaient d’elles mêmes. Animations du conteur Tchadien Keyba, lors des nos deux jours des conférences.  Lors de notre conférence sur la problématique environnementale sur le Lac Tchad, Keyba est venu nous soutenir depuis laFrance, plus précisément de Tourcoing.

Notre voyage en Espagne pour visiter les camps de travailleurs immigrés africains ci-après quelques photos 1.12 au 5.12.2005. Les dortoirs des africains qui ont été détruits par un incendie provoqué par une bougie lors des vents très violents. Dans tout le sud de l’Espagne, on ne trouve que rarement des arbres pour protéger l’environnement de différents champs composés des serres où travaillent les immigrés qui sont sortis sain et sauf, mais sans leurs maigres matériels et bagages. Nous essayons de savoir quelles solutions envisager pour éviter un tel exode de cette population qui est très jeune est sans expérience ?

Parmi les 50 personnes qui habitent dans les serres, il n’y a que ces deux jeunes Maliens qui sont sortis de leur camp pour discuter et participer à la conférence, les autres sont restés dans leurs cabanes, car ils ont peur de se faire rafler par la police. Nous avons aussi été agréablement surpris de constater que malgré leur détresse, tous ces travailleurs élevaient et nourrissaient des chats.

Conférence de presse sur le lieu des dortoirs des travailleurs africains a El-Ejido. Beaucoup de travailleurs africains n’ont pas voulu sortir de leurs campements car ils ont peur. Nous avons constaté que la majorité vient de l’Afrique de l’ouest et qu’un grand nombre d’entre eux sont des jeunes mineurs. Les membres des syndicats agricoles espagnols nous ont expliqué que lorsque les patrons espagnols cherchent 10'000 personnes en Europe de l’est, il demande le double de cette manière ils peuvent faire du dumping salarial. Le salaire journalier est de 26€ et les immigrés ont le droit de travailler trois semaines par mois. Quand on sait que dans certains pays en Europe le travail de paysan contribue à l’entretien des paysages et à la préservation des terroirs, si les choses continuent selon cette tendance, dans quelques années nous nous retrouverons certainement avec un déséquilibre écologique et de profondes atteintes à l’environnement en Europe.

Un océan des serres en plastiques. Un océan des serres en plastiques à Al-Ejido sud Espagne, lors de notre visite au bureau du syndicat agricole espagnol. Ces serres produisent annuellement pour toute l’Europe 25 kilos des fruits et légumes par tête d’habitant, c’est pourquoi il existe un dumping salarial terrible pour le reste de paysans européens. Ce mode de production contribue aussi à anéantir les activités des petits maraîchers et des paysans dans le domaine des agrumes et des fruits et légumes la mondialisations des fruits et légumes est en marche.

Conférence de presse pour la clôture des travaux de l’inter-syndicale. Conférence de presse pour la clôture des travaux de l’inter-syndicale El-Ejido, nous avons relevé que les arguments développés par les différents groupes syndicaux sont forts judicieux en ce qui concerne la défense des droits des travailleurs immigrés. Mais malheureusement la conférence ne propose pas de solutions à long terme pour permettre aux travailleurs africains de ne pas quitter leurs villages, c’est pourquoi notre ONG cherche à développer des solutions susceptibles de permettre aux paysans africains d’augmenter leurs revenus et leurs niveaux de vie tout en restant dans leur environnementd’origine et en préservant leurs terroirs. Ceci peut passer par la création de coopératives, le développement de pépinières, la vulgarisation du maraîchage, etc. Tout ceci dans  l’espoir d’éviter l’exode de la population rurale

Si les subventions agricoles continuent d’appauvrir le paysan, il sera difficile aux africains d’assurer leur autosuffisance alimentaire, et l’Europe pourrait, dans ces conditions difficilement résoudre durablement la question de l’immigration des travailleurs africains 

Rapport d’activités 2005 (section TCHAD)

Les années précédentes (2001-2003) étaient des années de sensibilisation de la population de la région du lac Tchad sur la désertification, sur la prise de conscience sur l’assèchement du lac, sur le reboisement des berges du lac et sur les actes concrets à mener. Il a fallu une  prise de contacts et d’informations. Ces années se sont révélées aussi importantes que l’année 2004.

année de reboisement.  Ainsi nos représentants au Tchad ont effectué une mission du 16 au 18 décembre 2005, de mise en œuvre du programme d’activités de l’ONG TCHAPE , dans sa zone d’intervention : région du lac . Cette mission avait un triple objectif . Prendre contact avec les autorités de la région : autorités administratives et traditionnelles. Arrêter en commun accord avec les partenaires sociaux , les activités à entreprendre durant la campagne ( 2005 - 2006 ).

Apprécier le degré de motivation et de conscientisation des partenaires sociaux  pour le démarrage effectif de activités pratiques sur le terrain et enfin constater le résultat du travail d’initiation de 2004 :  plantation d’un palmier dattier par la déléguée Madeleine Widmer venue du siège. 

La mission a été effectivement accomplie par les deux représentants de Tchape sur place :  Mr IZZO MISKINE ABDEL-AZIZ responsable chargé de l’Administration et BARDOUMDJEKOURBIAN, responsable de la Technique . Ces derniers ont quitté N’djaména le 16 Décembre 2005 et sont arrivés à Bol le  jour même. Ainsi, le travail a commencé  tôt le lendemain 17 Décembre. Les représentants sont allés directement sur le site à Nôh –Doumba via SROM chef lieu du canton.

- Arrivés dans ce village, la délégation a été conduite chez le Chef  où il y a eu une rencontre avec 3 groupements : Le  groupement FIKIR, le groupement DELIME et ALANOTOU . Les 2 groupements féminins comptent chacun 18 membres et le groupement masculin  en compte 12 . Les 2 groupements féminins ont pour activités principales la production des cultures maraîchères, quant  au groupement masculin, il produit des cultures vivrières. Les 2 responsables de TCHAPE ont  profité de l’occasion qui leur est offerte pour présenter l’ONG-TCHAPE aux participants à cette rencontre qui a regroupé 21 représentants de ces 3 groupements. Le nombre des femmes(12) était supérieur à celui des hommes(9) . La présentation de l’ONG a été portée sur beaucoup d’aspects notamment sur la situation de son siège, sa représentation au niveau du Tchad et son objectif qui consiste à lutter contre la désertification dans le basin  conventionné du Lac Tchad, en l’occurrence mettre l’accent sur la fixation des berges de celui-ci, afin d’éviter le comblement qui croît sans cesse.

Ensuite ils ont  expliqué que pour un pays Sahélien comme le notre où la pluviométrie est déficitaire à cause de la déforestation, il faut tout mettre en œuvre pour créer des forêts artificielles, afin d’éviter le pire.  Au vu de ses explications , les membres des groupements ont réagi positivement et surtout les femmes qui disent  accepter avec plaisir de collaborer avec TCHAPE dont les objectifs ont trait à leur intérêt. Mais, elles demandent qu’en retour, l’ONG pense à leur venir en aide avec des moyens matériels ou financiers pour développer les activités qu’elles sont en train d’entreprendre : cultures vivrières pour les hommes  et maraîchères en ce qui concerne les femmes. Ces dernières souhaitent  obtenir un moulin à mil, des semences pour la culture maraîchères qui leur rendra grand service.
Concernant la détermination du programme de travail : les membres des groupements et la délégation se sont rendus sur le site retenu pour le reboisement où Mme Widmer  a planté 1 pied de dattier qu’elle a amené de Suisse. A ce niveau les représentants de 3 groupements ont montré à la délégation le site réservé à cet effet.  Le dattier en question est vivant et vigoureux et commence à croître en hauteur. Ce dattier planté est bien suivi par les membres des groupements avec tous les soins culturaux : arrosage  régulier et émondage dès que  possible.

Le chef de l’Inspection forestière de Bol, s’est joint au trio et a rendu un important service à la mission par sa connaissancedu milieu . Beaucoup de facilités ont été apportées à la délégation : cas de prospection du terrain et prise de contact avec les partenaires voire l’acquisition des plants pour la plantation. Ceci laisse entrevoir que le service forestier dans la zone est prêt à appuyer TCHAPE . -  Toujours sur le site, les deux parties prenantes ont mis en terre dix ( 10 ) plants de PROSOPIS- JULIFLORA non loin de la plantation d’initiation de Madame Widmer. Beaucoup de photos ont été prises pour permettre au siège de visualiser la zone d’intervention de TCHAPE

-  En ce qui concerne la suite des réalisations les partenaires sont déterminés à poursuivre l’œuvre dès l’acquisition  des moyens financiers et matériels de travail.
- Ils sont d’accord pour produire  les plants et ensuite les mettre en terre. Autrement le semis direct serait d’une efficacité aléatoire à cause de l’ensablement. Par conséquent, les 2 parties conviennent de produire des plants en pépinières, avant de les planter.
- La population conscientisée est motivée par le travail. Tenant compte de certains paramètres, la délégation a pris contact avec les autorités une fois le travail de terrain achevé. Ainsi, elle a pu voir le gouverneur de la région du lac qui apprécie ce que la mission est en train de faire dans sa région et souhaite  que tout ce qui vient d’être dit verbalement, puisse se concrétiser sur le terrain . Il est disposé à apporter tout son soutien le moment venu.

NB : Monsieur ABDALLAH YOUNOUS nous a remis son véhicule de service, ce qui nous à permis d’achever notre mission dans les bonnes conditions de travail et nous avons fourni les 50 litres de GAZOIL pour le trajet Bol- Nöh - Bol

CONCLUSION: Malgré les difficultés d’accès dans la zone d’intervention : dégradation notoire de la route, la mission des représentants est parvenue au résultat escompté. Cette mission   a pu  obtenir des informations fiables pour accomplir sa tâche sur le terrain.
- Connaissance générale de la zone d’intervention. En l’occurrence le site choisi pour le démarrage des travaux.
- Connaissance des partenaires et concertation avec ces derniers pour les travaux à réaliser.
-  Et enfin, constat positif en ce qui concerne la motivation et conscientisation des partenaires sociaux à la base pour le choix de leur région comme cible d’intervention de l’ONG –TCHAPE.
-   Donc, la balle est dans notre camp, nous tous faisant partie prenante.
Nous voudrions produire 10.000 plants de toutes espèces confondues pour reboiser au moins 7 à 8 ha .  La plantation se fera par voie d’approche participative mais en comptant aussi sur le soutien financier  de  partenaire et organisations intéressées par l’environnement et le développement durable.

nous récapitulons les revenus et dépenses de notre organisation au cours de l’année écoulée (année civile ou exercice budgétaire) tableau suivant :

Récapitulatives des recettes et dépenses 2005

Recettes

Montant en monnaie nationale

Montant en dollars
des États-Unis

Cotisations

CHF 1428,95

953.00

Contributions de membres

CHF 1144,25

764.00

Subventions de gouvernements
(Précisez ci-dessous)


 

       /

          /

Subventions d’organisations internationales
(Précisez ci-dessous)


        /

             / /

Fonds reçus du secteur privé
(Précisez ci-dessous)



       /

        /

Subventions d’autres ONG
(Précisez ci-dessous)
  Don
Pôle Sud, Centre Socioculturel de (USL)

 

CHF 200,00

      

154,00

Revenus provenant de l’exécution de contrats
(Précisez ci-dessous)


              /

       /

Autres recettes
(ex. : contributions philanthropiques, vente de publications)
– vente des objets artisanaux
- Manifestation du 7 et 8 octobre 2005
- Caisse :

 

 

CHF 362,40
CHF 399,40
CHF 979,60

 

 

                       242.00
267,00
652.00

Montant total des recettes

CHF 4514,65

3010.00

 

Dépenses

Montant en monnaie nationale

Montant en dollars des États-Unis

 

Administration

 

– Publication et distribution de la brochure
- Location boit au lettre, locaux et frais
- envoies lettres
- assurance manifestation
Achat d’un Ordinateur pour le bureau au Tchad

 

 

 

CHF 430,00
CHF 596,40
CHF 197.80
CHF    91.40
CHF 1008,95

 

 

                     

286.60
397,60
131,80
60,90
672.,60

Projets
Dépenses engagées pour la réalisation de la mission de TCHAPE à Bol
Visite sur le terrain
plantation de dix arbres


 

 

CHF 787,50
CHF 30,00

 

 

525.00
23,60

Autres
– Divers Manifestation
– voyage en Espagne


 

CHF 811,60
CHF 560,00

 

541,00
373.30

Montant total des dépenses

CHF 4513,65

3010.00

25 mars 2006

                  Abdoulaye Yaya Ali                                       MISKINE ABDEL- AZIZ
                 Président                                                        Représentant au TCHAD

TCHAD AGIR POUR L’ENVIRONNEMENT (TCHAPE)

Pour les dons et parrainage notre : C.C.P. 17-625707-9 Lausanne

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